mercredi 5 octobre 2016

Run In Lyon 2016 : le marathon le plus long

C’est curieux comme souvent, les coureurs (et coureuses !) se lancent sur un premier marathon avec pour seul objectif de le finir, et ensuite, ils (et elles !) se challengent sur le chrono pour les suivants et progressent au fur et à mesure. Moi c’est l’inverse, mon premier marathon « juste pour finir, pour la médaille et pour le T-Shirt » fut mon meilleur chrono, et depuis, je pulvérise mon record de durée chaque année. Cherchez l’erreur … et non, je ne cherche pas à rencontrer le conducteur de la voiture balais, je préfèrerais de loin un beau mec en Ferrari. En même temps, avec un plan de préparation à base de 3 sorties d’une heure chaque semaine, il y a une justice : on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, c’est bien connu, tout se mérite. Vivre sur ses seules capacités d’endurance, c’est un prix à payer, et avec l’âge (vieux débris en devenir, que je suis), ce sont forcément des minutes en plus. Les puristes vont me lyncher mais est-ce un problème, dès lors que je suis contente de moi, que je m’amuse bien et que je suis toujours en un morceau ? Hein, d’abord ? Je vous le demande … je me le demande parfois aussi.

Ceci dit, je ne le sentais quand même pas terrible, ce Run in Lyon 2016 dont la préparation minimaliste fut ponctuée de plein de turpitudes: boulot, santé, maison, tout y est passé, disons que je me suis fait quelques cheveux gris depuis 6 mois et m’attaquer à 42 km dans ce contexte, j’avais l’intuition que ce serait gratiné … si j’y allais. Parce que bien sûr, jusqu’à la veille, j’hésitais. Je suis toutefois allée chercher le dossard et le sac à dos pliable ... et pas de T-Shirt ? Et non, pour les marathoniens, c’est à l’arrivée, avec la médaille. Diantre, si je veux le T-Shirt, il faut que je me cogne les 42 bornes, c’est dit. Autre fait marquant, mon running partner est blessé, il envisage de participer tout de même mais de s’arrêter avant d’avoir tout cassé, donc nous ne savons pas qui va courir combien, mais on y croit tous les deux !

Le jour J, je me lève et je bouscule mon ours en peluche, il ne se réveille pas … non, je rigole, je me lève difficilement mais je me lève quand même pour rejoindre le lieu du départ, via la tente de mon entreprise qui hébergera nos affaires pendant la course. Avec mon running partner, nous anticipons un peu la marche vers le sas et au final, nous attendrons près d’une heure le départ. Mauvais calcul, j’ai consommé bêtement de l’énergie à essayer de me réchauffer, j’aurais mieux fait d’en garder pour courir. Dès le premier km, je sens que tout ça va être long et pénible mais je suis plutôt contente d’être là. Heureusement, parce que cette histoire va durer un peu plus de 5 heures. Record battu, donc, pour le plus long de mes 9 marathons, mais celui-ci est différent, on va dire que j’en bave raisonnablement et joyeusement.

Mon running partner trottine courageusement pendant 29 km puis me laisse finir en solo. Vu le volume de son genou quand je l’ai retrouvé, il était sans doute sage de s’arrêter là, même si j’avoue que je me suis interrogée de savoir pourquoi il ne finissait pas, après tout, il ne restait que 13 km et étant moi-même à la ramasse depuis le début, je ne voyais pas en quoi 13 km allaient poser un quelconque problème à quiconque. Bon, il a préféré sauver son genou, et il a eu bien raison ! J’ai donc continué mon petit bonhomme de chemin, le nez au vent, à remercier au passage les bénévoles, les musiciens et les spectateurs de leurs encouragements. Etant dans les derniers du peloton, je m’attendais à me sentir seule, triste et isolée, et bien pas du tout. Ma compote de jambes, en revanche, a un peu plombé mon mental, bon sang, voilà donc pourquoi les gens sensés font des préparations. Youpi …

J’ai retrouvé mon running partner sur le dernier km, mais à ce stade-là, les jeux sont faits : même en rampant, ce dont je n’étais pas loin, il fallait bien la finir, cette course. Donc voilà, j’ai la médaille, remise par le même adorable monsieur en chaise roulante que l’an dernier, et le très joli T-Shirt de finisher pour lequel j’ai bravé ces 42 km. Alors tiens, parlons performance, on est comment, quand on a battu son record du marathon le plus long en plus de 5 heures ? Franchement, je suis plutôt satisfaite (si, si !) : cette année, je n’aurais pas pu faire mieux vu mon état, et je n’ai pas non plus le sentiment d’avoir dépassé mes limites de façon inconsidérée. J’étais plutôt vaillante à l’arrivée, avec les guiboles en plomb, certes, mais souriante, causante et debout, contrairement à l’an dernier où j’avais passé une heure assise sur les marches du métro sans pouvoir mettre un pied devant l’autre.

Dernière étape de ce marathon, me réconcilier avec ma mère qui a appris le matin même que je courais et qui dans la foulée, a massacré mon père : il était dans la confidence depuis plusieurs semaines, donc il a ramassé une belle volée de bois vert ! Il n’y a que chez moi que 42 km causent des guerres dans la famille ? Bon, rassurez-vous, tout est rentré dans l’ordre … on va dire, jusqu’à l’année prochaine !

lundi 23 mai 2016

Semi-marathon de Göteborg 2016 : un vrai jour sans


J’ai débarqué à Göteborg, en Suède donc, pleine d’espoir, les yeux rivés sur tous les sites météo de la région. Le pire qui pouvait se produire, c’était un temps pourri bien suédois lors de la course, avec du froid, du vent et des trombes d’eau à l’horizontale (à cause du vent, donc). Jamais je n’aurais imaginé que le pire viendrait d’ailleurs. Donc comme la météo était encourageante, 15°C et pas de pluie annoncée au programme, tout allait bien.

J’ai passé une nuit d’avant course pas terrible, je ne dors jamais tout à fait aussi bien que chez moi dans un hôtel et en cette saison, il fait jour à 4 heures du matin, ça fausse les repères visuels : on a l’impression d’être super en retard dès l’aube alors qu’on a plein de temps devant soi, bref, on passe les dernières heures de la nuit à faire des bons devant le réveil. « Ah non, il reste encore … », remplissez le blanc avec « 3 heures », « 2 heures 30 », « 2 heures 10 » etc.

Du coup, c’est avec soulagement et appétit que je me suis enfilée un petit déjeuner sympathique avant de me préparer au départ, prévu pour moi à 14h02 (précis, donc) : thé, 2 petits pains, un peu de jambon fumé et de fromage, 3 petits biscuits … des trucs suédois que j’aime bien, mais un peu moins exotiques que le hareng trempé dans le café au lait. Jusque-là, tout allait bien. Il y avait une super ambiance dans la ville, une espèce d’effervescence un peu inhabituelle que certains qualifieront de joyeux bazar, mais pas tout à fait : les Suédois sont plutôt très bien organisés pour gérer la pagaille créée par un semi-marathon de plus de 60 000 participants.

Le départ sous le soleil m’a donné de l’énergie (en plus d’un coup de soleil  sur le front), et les montées dès le début du parcours, le premier pont « casse-pattes », les pavés, tout ça est passé plus que correctement. Je connaissais le parcours, je savais où étaient les difficultés, bref, rien d’insurmontable. J’ai poursuivi mon petit bonhomme de chemin à 10 km/h jusqu’au second pont, saluant au passage des collègues de ma boîte, venus nous encourager.

Et c’est là que tout s’est gâté : je suis passée au 15e km à 1h30 de course, allure stable, et quelques mètres plus tard, j’ai été littéralement clouée au sol par des crampes d’estomac bien pénibles, du style les intestins qui tricotent, le vilebrequin dans le bide, la catastrophe. Et ce d’autant plus que lorsqu’on commence à avoir ce genre de symptômes, en général, on enchaîne assez rapidement avec les jambes en coton et le brouillard autour du cerveau, et ça, ça n’avance pas à 10 km/h, je vous le garantis.

Donc la course, la vraie, a démarré pour moi à 15 km : et maintenant, on fait quoi ? On s’arrête pour récupérer un peu d’énergie ? On continue en marchant ? On essaie de courir quand même ? Je vous rassure, avec un cerveau réduit à l’état de fromage blanc, je n’ai pas philosophé pendant longtemps, chaque mètre de gagné était bon à prendre. Ma bravoure de vaillante soldate est même allée jusqu’à ne pas marcher, malgré mon envie de courir fertiliser un arbre. Et là, on reconnaît le mental de super compétitrice ! En fait simplement la peur de me ridiculiser devant 1400 coureurs de ma boîte … sans commentaire. Donc voilà, en 2 heures et 12 minutes dont 42 minutes de galère, j’ai passé la ligne d’arrivée en rampant, j’ai fait un joli sourire au photographe et j’ai poursuivi péniblement mon chemin avec mon estomac qui faisait « blurps » et mes intestins qui couinaient méchamment.

J’aurais quand même mis plus de 48 heures à récupérer un système digestif apte à avaler des florentins. Quant à ce qui m’a mise dans le pétrin : virus ? Bof. Ravito douteux ? Je n’ai pris que de l’eau. Intox alimentaire ? Je n’en sais fichtre rien, je penche peut-être pour l’intox. En tout cas, je suis très déçue de ne pas avoir pu profiter de ma course jusqu’au bout. J’ai battu mon record de vitesse sur le trajet arrivée de la course -« wawas de l’hôtel », j’aurais préféré le faire sur le finish du semi. C’est ballot, mais c’est le sport, ma brave Lucette ! Ca va me donner une bonne raison de remettre ça l’an prochain, tiens …

vendredi 18 mars 2016

Le retour de Stella à Bourg-en-Bresse (semi-marathon 2016)


J’avais presque promis qu’on ne m’y reprendrait plus et j’y suis pourtant revenue. Nostalgique des précédentes éditions du semi-marathon qui se déroulaient le samedi après-midi (vive la grasse matinée) sur un parcours vallonné dans la campagne bressane, j’avais détesté la nouvelle version ultra-roulante de l’an dernier, organisée le dimanche matin en grande partie dans la zone industrielle, et en compagnie des chasseurs de perf de la région. Et puis mon running partner s’est inscrit cette année, en guise d’entraînement disait-il, et j’ai suivi … pour l’entraînement aussi, me disais-je. Ceux qui me connaissent savent bien que le mot « préparation » ne fait pas partie de mon vocabulaire, c’est comme ça. Je me suis résignée à ne pas être la reine du chrono et à faire au mieux de ma forme du moment.

Nous voilà donc tous les deux, courageux runners tombés du lit, quelle horreur, pour nous rendre au départ, par un temps sec mais au combien glacial avec ce vent à décorner les bœufs et à faire rester les frileuses comme moi sous la couette. Déjà, l’organisation a bien progressé depuis l’an dernier : le retrait des dossards se fait assez rapidement, le T-Shirt blanc et vert est assez sympa, même si ce ne sont pas mes couleurs préférées, et je repars avec un T-Shirt jaune fluo en bonus. Je ne sais pas pourquoi, mais le jaune fluo, ça me donne la banane. Un bon point, donc. Le mauvais, c’est qu’il faut faire la queue pour aller faire une escale technique dans des WC chimiques peu appétissants, je vous passe les détails. C’est si cher que ça les locations de WC chimiques ? Non parce que deux ou trois de plus auraient été les bienvenus, et avec un système d’aspersion un peu plus efficace pour cacher la misère. Bref … un point à améliorer. Rien que d’y penser, je me sens tourner de l’œil.

La foule compacte des coureurs au départ me permet de ne pas mourir congelée sur place et de prendre la route, tranquillement à 10 km/h. Et c’est là que ce semi-marathon ultra roulant, rendez-vous incontournable des athlètes du coin, est un peu pénible pour une coureuse comme moi : pas complètement lente, mais pas parmi les plus rapides non plus, je me suis faite doubler pendant quasiment une heure et demi, et j’ai gratté quelques places à la fin, doublant ceux qui avaient eu un peu trop d’ambition sur le début de course. Je termine mon périple à 10 km/h tout juste en 2 heures, 6 minutes et 15 secondes. Pour quelqu’un qui n’a fait aucune préparation et qui tombe en miettes (c’est l’ostéo qui le dira le lendemain) suite à mon déménagement de fin février, je dirai que ce n’est pas mal. En revanche, je finis dans les profondeurs du classement sans me qualifier pour rien du tout, évidemment, mais comme disait Coubertin, l’essentiel est de participer, carpe diem !

Forcément passée parmi les derniers à tous les ravitos, je déplore un peu l’état des tables lors de mes arrêts : gobelets vides (au bout de deux attrapés vides, je commençais un peu à m’agacer), eau citronnée alors que je voulais simplement de l’eau … bon, j’ai avalé le citron mais ce n’est vraiment pas mon truc. En somme, il y a quelques améliorations à apporter pour ceux qui comme moi sont plutôt à l’arrière du peloton.

En résumé, si c’était à refaire, est-ce que je repartirais pour un tour dans la Bresse ? Franchement, j’hésite : c’est un parcours roulant, à faire à deux c’est sympa, ce n’est pas excessivement loin de chez moi, le T-Shirt jaune fluo est vraiment cool, la météo était potable … mais je suis plus nuancée sur le parcours. L’overdose de zone industrielle, ce n’est pas terrible. En plus, le réveil à l’aube le dimanche matin pour aller se perdre dans l’Ain quand on est lyonnaise, c’est très bof, et le classement de 900e et quelques sur 1000 alors qu’on a tenu le rythme honorable de 10 km/h, ça ne donne pas l’impression d’avoir assuré. Moralité : je vais m’en remettre à mon running partner pour l’an prochain. Si lui y va, peut-être que j’irai … pour agrandir ma collection de T-Shirts fluos !

mercredi 7 octobre 2015

4 heures et 50 minutes de galère au marathon de Lyon 2015


Autant le dire tout de suite, je ne suis pas du style à renoncer facilement. Toutefois, ayant durement pris conscience de certaines de mes limites dans mon passé de coureuse, j’étais prête à ne pas utiliser mon dossard du marathon du Run in Lyon 2015 sur la plus longue distance et à me rabattre le jour J sur le semi (version raisonnable) ou le 10 km (version minimaliste), voire même à rester au lit (version marmotte). Oui, oui, rester au lit, parfaitement, vous avez bien lu.

Il faut dire que 2015 fut une très belle année de running pour moi : le semi-marathon de Bourg en mars, le marathon d’Annecy en avril, le semi-marathon de Goteborg en mai, de quoi être sportivement comblée, je n’en avais jamais fait autant sur 6 mois. Tout ce qui viendrait en plus, ce serait donc du bonus, le tout dans un contexte plus que défavorable, jugez plutôt  : une semaine aux USA pour le boulot (décalage horaire compris dans le tarif) suivie d’une semaine intensive en Suède (météo bien pourrie incluse dans le prix), qui m’ont laissée complètement raplapla, sans compter que mes fidèles aponévrosites plantaires (les trucs qui couinent sous les pieds, au niveau des talons et des voûtes plantaires) se sont réveillées fin août et que le repos, les massages, glaçages et autres anti-inflammatoires ne sont pas parvenu pas à les déloger. Cerise sur le gâteau et roulement de tambour : pas de prépa spécifique, évidemment, seulement 3 sorties d’une heure par semaine en endurance. Un peu l’impression d’envisager l’ascension de l’Everest en tongs, mais bon, ceux qui me connaissent ont l’habitude …

Le jour J, après une très courte nuit, je me retrouve à peser les patates : y vais-je ou n’y vais-je pas, sachant que j’arrive à peine à poser les pieds par terre, que je rêve de finir ma nuit et que ma mère va finir par me tuer avec ces folies, j’imagine déjà ce que je vais ramasser. Je prends néanmoins la décision de participer, quitte à m’arrêter quand j’aurai le sentiment de dépasser les limites (vœu pieux, je suis une véritable bourrique). Je me dis que j’ai tout tenté pour soigner mes tendons donc 42 km de course à pied, ça ne pourra pas être bien pire, non ? J’emporte quand même un ticket de métro et un billet de 10 Euros dans ma ceinture de ravitaillement au cas où. Folle mais pragmatique, donc. C’est curieux, mais j’ai 7 marathons au compteur et la perspective d’épingler le 8e à mon palmarès me fait bien envie, c’est un joli chiffre, le 8, symétrique, bien arrondi ...



Revenons sur terre, l’attente dans le sas de départ est un véritable calvaire : je suis frigorifiée et je baille à m’en décrocher la mâchoire. Nous avançons finalement vers la ligne de départ à petites foulées et les pavés me crèvent déjà les voûtes plantaires, ça promet. Nous partons enfin et je réalise que je n’ai pas plus mal en courant. Ça me mettrait presque du baume au cœur à ce stade de la course.

Alors je vais vous épargner la litanie des km : au premier, ça va à peu près, au 10e je commence à tirer la langue, au 20e, je ne sais même pas si je vais avoir la force d’aller jusqu’au 21e … et au 41e, je suis à deux doigts de m’écrouler, heureusement qu’un autre coureur m’embarque avec lui sur la fin du parcours, sinon, j’aurais fini comme le petit lapin de la pub pour les Piles Duracell, quand la pile concurrente se vide entièrement et que le pauvre lapinou tombe inanimé à la renverse. La référence télé date un peu, mais ça vous donnera une idée de l’état de la bête sur les derniers mètres de la course.

C’est la première fois que j’ai le sentiment d’avoir été chercher si loin aux limites pour finir un marathon. J’avais les pieds douloureux au départ, je savais que ça allait me suivre sur toute la course et je me forçais à ne pas y penser en me disant que j’avais fait le choix de courir malgré les tendinites, donc moralité « Arrête d’y penser, tu as déjà décidé de courir dessus, cesse de te prendre le chou avec ça. ». Le manque d’énergie, par contre, je l’ai ressenti comme une grosse batterie qui se vide irrémédiablement : la vitesse se réduit, le mental prend le relais pour essayer de maintenir l’allure, mais très vite, il ne peut plus rien faire non plus, il ne reste presque plus de jus, ou alors un tout petit peu mais il faut aller vite car il arrivera un moment où je sais que n’avancerai plus du tout. Tout ça pendant 4 heures et 50 minutes, mon pire temps sur la distance. Je n’allais pas me qualifier pour les JO de Rio 2016 sur cette course mais j’enrage quand même de ne pas avoir réussi à faire mieux. Butée comme un âne et jamais contente, le top.

Inutile de préciser que je n’ai pas trop eu le temps d’admirer le paysage, pourtant fort joli sur ce nouveau parcours : terminé, le périple interminable du Parc de la Tête d’Or des années précédentes, fini, l’aller-retour sur les quais du Rhône juste avant l’arrivée. Vraiment, chapeau aux organisateurs, le parcours était vraiment bien construit, la météo était en plus très favorable mais la pointe de mes Brooks Glycerin 12 est quasiment la seule chose que j’ai regardée pendant mon chemin de croix. Non, il y a autre chose, les panneaux des km aussi, pour me dire « Yes ! Plus que 27 km, yeehaa ! ». J’étais toujours debout, alors devant chaque panneau, j’ai continué, je ne voyais pas quelle bonne excuse invoquer pour m’arrêter en si bon chemin.

Au terme de cette laborieuse épopée, équipée de ma médaille et de mon T-shirt de finisher, j’ai rampé jusqu’à la tente de mon entreprise, félicité au passage un collègue pour son premier marathon, et je vais faire simple : je suis tombée comme une masse. Impossible de marcher. Je suis restée ainsi pendant une bonne heure assise sur une table, puis sur les marches du métro avec mon collègue de covoiturage pour compagnie, incapable de parcourir à pied les quelques mètres me séparant du quai et de la rame. Il nous est passé au moins 20 métros sous les yeux ! Il a aussi fallu un treuil pour me monter au 4e étage (sans ascenseur) de mon immeuble. Liquéfiée, ratiboisée, anéantie, naze. Alors je vous rassure, j’ai très vite retrouvé mes esprits après deux paquets de Florentins avalés avec appétit, mais quand même, j’ai eu vraiment du mal à remettre la machine en mouvement alors que d’habitude, je finis assez fraîche, du style « Tu aurais pu gagner une demi-heure, tu ne t’es pas crevée ». Là, non, il ne restait plus un gramme d’énergie, juste une espèce de fierté espiègle d’avoir vaincu l’adversité et … d’avoir atteint le fameux chiffre 8 !

Ce que cette course m’a appris, c’est qu’on ne connaît jamais ses limites a priori, on les découvre en route. Paradoxalement, j’ai eu plaisir à courir ce marathon parce qu’il m’a donné de la confiance et de l’énergie. Cela ne m’arrive pas souvent, mais j’ai vraiment cru en moi, j’ai été comme spectatrice d’une course où j’ai vu une nana déterminée ne rien lâcher et ça m’a plu de devenir ainsi mon « héroïne » à mon tout petit niveau. Au Run In Lyon, cette année, j’ai rencontré quelqu’un de chouette, et ce quelqu’un, c’était moi. Bon, un peu aux limites de la folie furieuse, la fille, mais c’est son charme.

Je remercie mes parents pour les SMS de motivation après le 32e km, ils m’ont donné des ailes, et surtout Maman qui a découvert le jour même que j’avais chaussé les baskets pour faire des extravagances et qui ne m’en tient pas rancune, ouf.

PS : mes tendons se sont parfaitement rétablis 48 heures après la course, zéro bobo, plus aucune courbature, tout baigne. A bientôt pour d’autres aventures !


jeudi 11 juin 2015

My 21.1 kilometer journey in Sweden: the 2015 Goteborgsvarvet (version française ci-dessous)


If for you, Sweden is all about moose hunting, Kanelbullars and long and sad winters without any light, you will need to somehow change your point of view. Sweden is also the land of sports: whether they are old, young, tall, small, thin or a little bit chubbier, the Swedes exercise and most of them run. Thus, every year, Gothenburg organizes the biggest half-marathon in the world in terms of number of participants (about 64,000, no less !) and believe me, the Swedes know how to celebrate this event, let’s see …


I had had this race in the back of my mind for some time but I was not supposed to run it this year. A last minute withdrawal enabled me to obtain a bib as I was still recovering from my Annecy marathon and that I had no other short term project than to eat chocolate cookies and maybe think of another race after summer vacation. And suddenly, what a challenge, I had the opportunity to run a grand slam: Bourg en Bresse half marathon in March, Annecy marathon in April and Gothenburg half marathon in May. Of course … just do it, ask my tendons if they can agree to this craziness. To be completely honest, when I told my Dad, he threw up his arms in the air and my Mom screamed. Stella running several races in a row is just not a normal phenomenon in our family.

This being said, between the 2 options: politely declining and grumbling when the bib would be offered to another person that would just jump on it, or accepting and committing to run these 21 kilometers taking it easy, without any pressure and quietly listening to my squeaky body, I chose option 2. And I found myself combining a business trip and a new running adventure.

The Swedish organization will remain as one of the highlights of the week-end. Of course, since 1980 they have had plenty of time to enhance it: 5 minutes to get the bib, the chip, the T-Shirt and the socks … and one hour to do some shopping in the exhibition hall, that’s the way it was, I could not resist. End result: some running tights and a T-Shirt, I was kind of reasonable is some way, because I did not buy any pair of shoes, although there were hundreds waiting for me.

On the day of the race, together with my bodyguard who had also benefited from a last minute bib, I took the tramway, already packed with runners going to the place where the race would start. Technical break, bags dropping, short walk to reach the corral, everything went well, in a good mood, no waiting time and no stress: I told you, the Swedes can really manage the organization of a race. And then we started jogging under a clear blue sky, beautiful sunshine and a wind that could have blown off all the horns of the local bulls if there were any. Let’s go for a guided tour of Gothenburg.

Right from the start, I knew it would be something: we started running uphill and even if my legs appeared to be working well, I kind of prevented myself from running faster than 10km/h, which is my usual speed when training on flat ground. This was only the beginning of the adventure and it would be too bad to end up totally burnt out after a few kilometers, the more so as we soon attacked the first bridge of the race. A long climb swept by a strong wind, followed by an incredible descent that reminded me how important it is to have a good pair of quadriceps muscles if you don’t want to end up directly into the river. I started to think that they were really going to kill me with this route. Fortunately, an incredibly big crowd was giving us tons of energy, screaming “Heja !” as we passed by. If you have no clue how to cheer for runners, go to Gothenburg, they will teach you and you will not be disappointed !


The never-ending fall to the docks brought us back to some flat ground for a few kilometers but it was only a matter of time until we reached the second bridge that was obviously waiting for us. Here we go again, the roller coaster …with the wind as a bonus ! Swedes must be bored to death on flat ground: the last portion of the race was a never-ending sequence of uphill slopes, false flats, ascents, small descents combined with a rather narrow path. I had to elbow my way through a bunch of runners: it seems Swedes have some good fighting spirit as well ! Nothing was left out, not even the field of wet sponges that runners had thrown away on the road and I must say that paddling on buttered bread was quite tricky. I had a hard time maintaining my 10 km/h speed at the end of the race, even if I somewhat got angry and increased my pace on the last kilometer:  I was definitely looking forward to finishing and eventually grabbing this amazing medal that all my colleagues had been talking about.

After one last lap in the stadium with the ovation of the crowd as background music, I finished in 2 hours, 7 minutes and 7 seconds. I was not even tired. Let’s go for another one right away? Maybe not, but I was a bit frustrated that I had not put the pedal on the metal. As you can see, I forget my good resolutions rather quickly, especially when it is about being cautious, reasonable and so on. 24 hours after the race, nothing was hurting me, my tendons were in like-new condition, so no hesitation, I will need to be back to challenge myself a bit more. But not this time, the most important was to protect myself and have fun, and that is definitely mission accomplished. I am super happy and my tendons too.


Here we are, for me the Goteborgsvarvet is over for this year, but if I need to convince you once more that you must definitely go there:

  • The weather is always awesome on the day of the race (that’s what the Swedes will tell you !)
  • The organization is great
  • The medal is top notch
  • The crowd cheering for the runners, this will give you wings : you will not run, you will fly, I promise
  • Sightseeing in Gothenburg is really worth it
  • It is one of the biggest races in the world
And last but not least, you will be able to eat tons of Kanelbullars after the race … now you follow me, right ?



mercredi 27 mai 2015

Ma balade de 21,1 km en terre suédoise : la Goteborgsvarvet 2015

Si pour vous la Suède se résume à la chasse à l’élan, les brioches à la cannelle et les longs hivers maussades sans lumière, il va falloir changer vos idées reçues. La Suède est aussi le pays du sport : qu’ils soient vieux, jeunes, grands, petits, maigres ou un peu plus rembourrés, les Suédois font de l’exercice et pour la plupart, ils courent ! Et c’est ainsi que Goteborg accueille chaque année le plus grand semi-marathon du monde en termes d’inscrits (environ 64 000, pas moins) et croyez-moi, les Suédois savent fêter l’événement. Voyez plutôt ...




Cette course, je l’avais dans un coin de la tête depuis un moment mais je n’étais pas censée la courir cette année. C’est suite à un désistement de dernière minute que j’ai bénéficié d’un dossard, alors que j’étais en pleine récupération de mon marathon d’Annecy et que je n’avais comme projet à court terme que l’idée de me remplumer avec des Florentins et réfléchir à une autre course après l’été. Et là, branlebas de combat, on me propose le grand chelem : semi-marathon de Bourg en Bresse en mars, marathon d’Annecy en avril et semi-marathon de Goteborg en mai. Ben voyons … yaka faut qu’on, demandez donc à mes tendons. Pour tout vous dire, quand j’en ai parlé à mon père, il a levé les bras au ciel, ma mère a poussé un cri strident, bref, Stella qui enchaîne des courses, ce n’est pas un phénomène normal dans la famille.

Ceci étant dit, entre décliner poliment et grogner quand le dossard serait proposé à une autre personne qui sauterait dessus, ou alors accepter en prenant l’engagement de courir ces 21 km tranquillement, sans forcer, et en écoutant mon corps qui grince, j’ai assez rapidement choisi la 2e option. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée à combiner un déplacement professionnel et une nouvelle aventure de running.

L’organisation à la suédoise, c’est quelque chose qui restera comme un fait marquant de ce week-end. Evidemment, depuis 1980 et les débuts de la course, elle a eu le temps de se rôder : 5 minutes chrono pour récupérer le dossard, la puce, le T-Shirt et les chaussettes … et une heure pour faire du shopping dans le hall d’expo, c’est comme ça, je n’ai pas pu résister. Bilan : un corsaire et un T-shirt, je suis presque restée raisonnable puisque je n’ai pas craqué au rayon chaussures qui était pourtant bien garni.

Le jour de la course, accompagnée de mon garde du corps, lui aussi heureux bénéficiaire d’un dossard de dernière minute, je prends le tram, déjà bondé de coureurs, jusqu’au lieu du départ de la course. Escale technique, dépose des sacs, petite marche vers le sas de départ, tout se passe dans la bonne humeur, sans attente et sans stress : quand je vous disais que les Suédois savent y faire, en termes d’organisation. Et c’est ainsi que nous avons démarré à petites foulées au coup de pétard, sous un joli ciel bleu, un soleil magnifique et un vent à décorner les bœufs, vive l’air marin. C’est parti pour une visite guidée de Goteborg.

D’entrée de jeu, le parcours s’annonce musclé : le départ est en montée et même si mes jambes ont l’air de bien fonctionner, je résiste à l’envie de passer au-delà des 10 km/h qui sont ma vitesse de croisière sur le plat. L’aventure ne fait que commencer et ce serait dommage de se carboniser dès les premiers kilomètres, et d’autant plus que nous enchaînons assez rapidement par la traversée du premier pont. Une grosse montée balayée par les vents, suivie d’une incroyable descente qui vous rappelle combien une bonne paire de quadriceps est importante si vous ne voulez pas finir direct dans le fleuve. Je commence à penser qu’ils vont vraiment me tuer avec ce parcours de malade. Heureusement que la foule, incroyablement nombreuse ce jour-là, nous donne une énergie folle, à force de « Heja ! » scandés à notre passage. Si vous ne savez pas comment on encourage les coureurs, allez donc prendre une leçon à Goteborg, vous ne serez pas déçus du voyage !


La descente infernale jusqu’aux quais nous ramène enfin sur du plat pour quelques kilomètres, mais ce n’est que partie remise, le deuxième pont nous attend de pied ferme, et hop, c’est reparti pour un tour de montagnes russes … enfin, suédoises et avec le vent en prime ! Le Suédois moyen doit s’ennuyer sur du plat : le dernier tronçon du parcours est une interminable alternance de montées, de faux plats, de petites descentes, combinées à un chemin plutôt étroit sur lequel il m’a fallu jouer des coudes pour survivre. Le Suédois moyen est combatif, aussi. Rien ne nous est épargné, pas même le champ d’éponges mouillées que les coureurs ont semées au passage, et je dois dire que patauger sur un champ de tartines beurrées, c’est très pénible. J’ai du mal à tenir mon rythme de 10 km/h sur cette fin de course, même si je me fâche sur le dernier kilomètre : j’ai hâte d’en finir et de mettre enfin la main sur cette superbe médaille dont mes collègues m’avaient tant parlé.

Un dernier tour de stade avec l’ovation de la foule comme musique de fond, et je franchis la ligne d’arrivée au bout de 2 heures, 7 minutes et 7 secondes, même pas fatiguée. On refait un tour ? Pas à ce point tout de même, mais un poil frustrée de n’avoir pas appuyé un peu plus sur le champignon. Comme vous le constatez, j’oublie assez vite mes bonnes résolutions, surtout quand elles parlent de rester raisonnable, prudent et compagnie ! A peine 24 heures après la course, je n’ai plus mal nulle part, mes tendons sont comme neufs, alors pas d’hésitation, il faudra que je revienne un jour pour me challenger un peu sur le chrono. Mais pas cette fois-ci, l’essentiel était de me préserver et de me faire plaisir : pour ça, c’est mission accomplie, je suis ravie et mes tendons aussi.


Et voilà, pour moi, la Goteborgsvarvet est pliée pour cette année, mais pour achever de vous convaincre d’y aller :

  • Il fait toujours beau le jour de la course (ça, ce sont les Suédois qui vous le disent !)
  • L’organisation est extra
  • La médaille est super belle
  • Les encouragements de la foule vous donneront des ailes
  • La visite de Goteborg vaut le détour
  • C’est une des plus grandes courses du monde
Et vous pourrez faire une orgie de brioches à la cannelle en guise de récupération … là, vous me suivez, n’est-ce pas ?


jeudi 23 avril 2015

Le Marathon d’Annecy 2015 de Stella

Je l’avais dans la tête depuis un moment, le Marathon du Lac d’Annecy. Le problème, c’est qu’il tombe chaque année le week-end de l’anniversaire de mon père, que nous avons coutume de fêter soit dans le Nord-Est, soit dans le Sud-Est, mais pas en Rhône-Alpes … et comme les organisateurs de la course n’ont a priori pas trop envie de changer leur date, ni mon père la sienne, jusqu’à présent, ça ne marchait jamais. Sauf que là, un fait nouveau, on évoque le fait de fêter l’anniversaire du jeune homme à Lyon et de Lyon à Annecy, il n’y a qu’un pas, n’est-ce pas ? Hop, banco, je prends mon dossard, je réserve les chambres d’hôtel, je réconforte ma mère qui s’attendait à tout sauf à ça, mais je la rassure, elle fera sa grasse matinée dimanche, et c’est parti mon kiki.



Moi et les marathons, c’est toujours la même histoire : mes tendons vont-ils me suivre dans mes folies ? Vais-je réussir à aborder la course en n’ayant mal nulle part ? Est-ce vraiment bien raisonnable d’enfiler un marathon seulement 6 mois après celui de Lyon en octobre 2014 ? Quoique moi raisonnable, j’ai de sérieux doutes … il faut dire que mon premier marathon, je l’ai préparé méticuleusement et je me suis blessée en cours de prépa, donc maintenant c’est clair : pas de plan, pas de prépa, pas de sorties longues, juste 3 x 10 km par semaine et roule bolide. Ce n’est vraiment pas un modèle à suivre (ne faites pas ça chez vous !) et ça donne un peu l’impression de jouer avec le feu, mais au moins, mes tendons ont une chance de survivre jusqu’au jour de la course. Alors comme toujours, je déborde de confiance en moi  et je me retrouve à compulser minutieusement les causes d’annulation couvertes par l’assurance … mais je me surprends parce que je ne stresse finalement pas autant que d’habitude, j’ai hâte de courir cette course et j’ai vraiment envie de me faire plaisir.



Venons-en à la course … je vous passe le couplet sur « Quelle paire de runnings je mets ? Les roses ou les noires ? Et le chouchou assorti ? Et les chaussettes du Marathon de New York ? » sinon on y est encore demain. Allez, on attaque …
  • Le départ : mon père a sacrifié sa nuit pour me conduire au départ. La température est de 8°C, j’ai froid, je change 2 fois de tenue. Je finis par opter pour le coupe-vent (tant pis, pas tout à fait le même rose que les chaussures !) et je ne le regretterai pas : on a pris le vent de face à plusieurs reprises sur le parcours. J’étais sans doute la plus couverte du peloton … la plus frileuse aussi mais j’assume.
  • De 0 à 21 km : top départ. J’envoie un SMS de bisous virtuels à ma mère, restée bien au chaud à l’hôtel. Après un petit tour dans la ville qui me permet de claquer la main de mon père au passage dans le style « top là, je reviens dans 5 heures ! », nous nous dirigeons vers les rives du lac. Lui va pouvoir aller prendre son petit déjeuner avec maman. Une fois n’est pas coutume, j’enfile les km avec plaisir, la pâte de fruit à la figue du 10e km m’encourage à poursuivre gaillardement ma route, tout va bien. Vers le 15e km, le futur gagnant de la course nous croise en sens inverse. Il passe tellement vite que je n’ai pas eu le temps de voir la couleur de son short. J’essaie de ne pas trop réfléchir au fait qu’il reste 27 km … ça me semble infiniment long ! Le 21e km arrive finalement assez vite, je le franchis en 2h09, mes parents auront l’information sur le site de la course, de ce fait ils sauront que je survis, mais je m’interroge comment je vais bien pouvoir aller au bout des 42. Mes jambes commencent à être lourdes mais je suis toujours aussi ravie d’être là.
  • De 21 à 32 km, je m’accroche comme je peux, je me demande si je ne vais pas finir par marcher, mes jambes pèsent une tonne chacune et mes tendons commencent à ronchonner. Au 32e km, j’envoie un SMS à ma mère qui me répond de tenir bon. Ça me fait plaisir qu’elle m’encourage, j’ai un peu l’impression de l’avoir contrainte à nous accompagner ici, du coup ça me rassure de la lire. Et je continue donc de courir, je ne marche qu’aux ravitos pour ne pas boire mon verre d’eau par les narines ni avaler mes pâtes de fruit de travers en toussant pendant 10 minutes. Ça, c’est l’expérience qui parle.
  • De 32 à 40 km, punaise que ça devient dur, mais je continue d’avaler les km lentement mais sûrement. J’ai ralenti, mais je cours, je sais que la fin de la course est proche et que je finirai d’une façon ou d’une autre. J’envoie un SMS au 37e km, comme ça au moins, mes supporters savent que je suis toujours debout et que j’arriverai dans une grosse demi-heure.
  • Les 2 derniers km, là c’est le bonheur. Il y a plein de monde au bord du chemin qui encourage les coureurs, et comme on a nos prénoms sur le dossard, on se sent comme des stars ! Je finis par apercevoir mon père qui me prend en photo au passage, et je franchis enfin la ligne d’arrivée au bout d’un interminable tapis rouge. Je tombe pile poil dans les bras de ma mère, qui est carrément venue à ma rencontre sur la zone d’arrivée, pourquoi faire la timide, hein ! Du coup j’oublie d’arrêter le chrono, je vais chercher ma médaille, je retrouve mes parents, j’arrête enfin ma montre et me traitant de cruche, zut, il faudra que j’attende les résultats sur le site pour savoir combien de temps je me suis traînée sur ces 42 km … verdict 4 heures 35 minutes et 39 secondes. Ma foi, pour une nana pas préparée, mal entraînée, qui vient d’attaquer un nouveau boulot sur les chapeaux de roues, accrochée à son ordi la moitié du week-end, je suis d’avis que ce n’est pas mal du tout !


En conclusion, et pour ceux et celles qui envisageraient de participer, je vous encourage à venir et je tire mon chapeau aux organisateurs, tout y était :
  • le fléchage de l’accès au gymnase pour la remise des dossards dans Annecy, le parking à proximité du gymnase (gratuit 2 heures),
  • le retrait de mon dossard en 5 minutes chrono,
  • un super T-shirt avec une jolie coupe cintrée et en taille S s’il vous plaît (sans rire, le XS était trop petit pour moi, je n’avais jamais vu ça !),
  • les WC à disposition avec un temps d’attente plus que raisonnable (lisez bien la notice, une louche de copeaux pour la petite commission, 2 à 3 louches pour la grosse, et oui, ce sont des WC bio !),
  • l’accès au départ de la course en un peu plus de 5 minutes à pied (avec des bénévoles qui vous expliquent tout ça sur un plan et avec le sourire),
  • l’accès au sas de départ en quelques secondes,
  • plein de ravitos partout (plus qu’un tous les 5 km, en tous cas),
  • parcours sympa le long du lac (certes c’est un aller-retour mais ça ne m’a pas cassé le moral, j’ai profité du paysage dans les deux sens),
  • la très belle médaille à l’arrivée,
  • le petit sac de « collation » à l’arrivée pour ceux qui ont un petit creux …
Même en cherchant bien, je n’arrive pas à trouver de point négatif. Allez, le temps limite de 5h30 qui peut être un peu dissuasif pour certains. Moralité, allez-y et vous me raconterez !