dimanche 31 janvier 2010

Help, y a t-il un pilote dans l’avion ?

Un pilote d’avion consciencieux balaye toujours sa check-list de décollage avant de prendre son envol. Je me dis parfois qu’une coureuse comme moi, tout aussi rigoureuse, devrait bien en faire de même, et ce d’autant plus que mon crash d’aujourd’hui était plus que prévisible.

AVANT MISE EN ROUTE
Réservoir : 1,5 litre de Contrex pour les tendons, OK
Freins : y en a pas sur la machine … même en option
Ceinture : celle de mon collant D4 est bien serrée sur mon bidon dodu
Equipements radio : mon MP3 est déchargé, dommage

MISE EN ROUTE MOTEUR
Réchauffage carburateur : il fait 0°C, je caille et j’ai le rhume, ça répond à la question ?
Hélice : la queue de cheval qui tourne avec le vent fera office
Contact général : pas de jus, j’ai dormi 13 heures la nuit passée et je suis encore naze
Anticollision : bon ça va, je suis quand même réveillée !
Démarreur : poussif, va falloir tourner la manivelle pour faire ronronner l’engin
Manette des gaz : réglée à 10 km/h et il va y avoir des pertes au feu … un petit 8 km/h de pointe, peut-être
Pression huile : c’est mon taux de lipides ? Y a des lipides dans les Petits Ecoliers ? Oups …
Pompe : 2 pompes, Nike Vomero violettes et gris argent
Instruments de vol : Polar en position marche, le chrono est prêt à tourner, pas aujourd’hui que je vais vider les piles
Température d'huile : chaud, j’ai aussi un peu de fièvre avec le rhume …
Carburateur : pas bon, les tendons font mal, le mollet rouspète et je passe sur l’ischio qui me fait marcher en canard depuis vendredi
Ralenti : complètement, oui …
Régime : Petits Ecoliers à tous les repas. Ah bon, c’est pas ça ? Alors régime 10 km/h en vitesse de pointe maxi avec le vent de dos
Tableau d'alarme : 3 voyants rouges (fatigue, stress, ischio), 5 oranges (2 tendons, 1 mollet, 2 achilles)
Commandes : le cerveau ne fonctionne pas, mais il veut aller courir quand même, l’imbécile

DECOLLAGE
Pression : à bloc, j’ai mal à l’ischio, ça va foirer, ce truc
Alarme : bip bip bip, ischio à la dérive (décollement aponévrotique, ça s'appelle, mais pas décollage aéronautique, dommage ...), les voyants sont au rouge pivoine
Frein : marche pas, je continue à courir comme une entêtée malgré le bobo

VOL DE CROISIERE
Alarme : bip bip bip, ischio de pire en pire, surtout dans la boue qui glisse
Pas le choix, on va tenter un atterrissage d’urgence à 32 minutes de course

DESCENTE ATTERRISSAGE
Vitesse : nulle, ça plane
Pression d'admission : au max, misère, mais où donc est la Twingo ?
Batterie et alternateur : off, plus aucune énergie
Vent de travers : forcément, du vent, ce serait trop beau
Distance atterrissage : 10 mètres à ras de terre, et hop, dans la Twingo et retour au hangar … euh, à la maison.

Et voilà, un petit tour et puis s’en va se bander la cuisse avec une compresse d’anti-inflammatoires, des petits pois surgelés pour les tendons et le moral au fond des Nike … rendez-vous j’espère très bientôt sur Stella Airlines, mais c’est pas gagné.

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