samedi 31 juillet 2010

Profession : vacancière, coureuse et killeuse

Ce fut laborieux comme tous les ans, et même bien pire : après 2 jours de préparation intense pour ranger un minimum la jungle de ma maison, fermer la valise, les fesses sur le couvercle, et faire place nette pour ne pas retrouver une triple couche de poussière au retour, j’ai pris le chemin de la gare.

Lestée de ma valise qui devait faire au moins la moitié de mon poids les mauvais jours, j’ai dévalé péniblement les 4 étages de mon immeuble, en faisant un vacarme de fin du monde à chaque fois que la valise retombait de tout son poids sur la marche suivante, le tout à 2 centimètres de mes pieds, sauf une fois, pile sur le tendon d’achille, pour le fun. Fichue valise.

Forcément, porter mes bagages dépassait de loin la puissance de mes pauvres biceps de crevette, mais ça, je ne l’ai découvert qu’en partant, et refaire le tri des 150 T-Shirts, 10 robes, 15 paires de chaussures, 5 vestes et 2 écharpes, au cas où, les vestes et les écharpes, c’était bien trop tard si je voulais attraper mon train. Fichu train.

Bilan : un biceps broyé, j’hésite entre l’élongation, la contracture et la crampe sévère, mais j’ai passé les 4 jours suivants à le tartiner de gel anti-inflammatoire et de décontractant. C’est bien simple, lors de ma sortie de course à pied de 30 minutes le jour d’après, c’est le bras qui m’a fait le plus mal parmi tous mes bobos, et non, je ne fractionne pas sur les mains. Sans compter que trimbaler une valise de 2 tonnes après ma séance d’ostéo de l’avant-veille, ça a dû me retordre dans le sens inverse de ce que mon cher ostéo avait corrigé de sa main experte, mauvais plan.

Je confirme aussi que le journal de 20h ne raconte pas d’âneries sur la faune locale du Sud : les moustiques sont là, bien là, ils m’ont retrouvée immédiatement et je ne peux même pas m’arrêter 5 secondes pour lacer mes runnings que j’en ai 50 qui me tournent autour en zouzouillant. Alors je bouge les jambes pour les affoler, et je suis devenue une tueuse chevronnée : je les attrape à mains nues, une bonne claque et un de moins sur la planète. C’est terriblement futé, un moustique : ça fait semblant d’être mort quand on ouvre les mains et ça repart en rigolant de mon French Cancan ridicule. Il faut être super Sioux pour ne pas le laisser filer vivant, toute une histoire.

Dans la rubrique faune locale, j’ai aussi retrouvé sur mon itinéraire de course à pied le basset de l’an dernier avec sa maîtresse : "Mais non, il ne mord pas". "Oui mais moi, je mords." Et pour finir, j’ai eu mon premier accident de libellule : une malheureuse collision avec les bébêtes qui traversaient en travers de ma course et qui ne s’attendaient pas à voir passer une jupette dans le coin. Pof, pas eu le temps de ranimer les KO, trop peur de leurs collègues moustiques.

Là, ça va mieux, j’ai débranché le cerveau, je suis 100% vacancière à Cavalaire pour 2 jours chez Véro qui me bichonne et qui me parle course à pied, course à pied, course à pied … sur fond de Grande Bleue, de cigales et de soleil éclatant : c’est le pied, les vacances, faudrait que j'en fasse mon métier !

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