dimanche 3 avril 2011

J’avais envie de refaire un semi … ben voilà, c’est fait !

L’idée faisait son chemin depuis quelques temps, et puis arriva le mois d’avril : ouais, Vaulx-en Velin, pour le cadre, c’est pas les Champs-Elysées, mais pourquoi pas, ce semi est presque plat, il peut donc convenir et en plus, je suis « relativement » en forme, c’est une Tamaloute qui parle. Ce parcours, je l’ai fait en 2007 avec le bras dans le plâtre, c’est un bon présage …

Forcément, sitôt inscrite, sitôt les tendons en feu, alors que j’avais été plutôt tranquille depuis le marathon de New York. J’ai l’impression que le mot « inscription » leur fiche la trouille, à mes tendons : donc la prochaine fois, je ne m’inscris plus, ou alors je raconte à mes tendons que ce n’est pas une course, qu’on va au ciné et hop, ben non, c’était une blague, en fait, on fait une course, bref, il va falloir les enfumer grave. Mais soyons clair, au niveau de la gestion du stress pré-course, je suis toujours à 2/20 « insuffisant, nul, malgré les efforts déployés, semble faire exprès d’avoir mal pour aller voir son kiné avant chaque course ».

Donc à 4 jours de la course, j’arrête de courir, je glace, je prends des anti-inflammatoires, j’avale de la « soupe de rat crevé » au curcuma / prêle / scrofulaire, j’étire, je masse, mon kiné étire … et masse au péril de sa vie : il m’a fait un mal de chien en me pétrissant les pattes, heureusement que c’était pour me soigner sinon, je crois que ça se serait terminé par un meurtre sanglant dans la rubrique « faits divers » du journal télévisé.

Le jour J, je me lève la tête dans le seau, forcément, et j’essaie de poser le pied gauche par terre … « Houston, Houston, on a un problème, ça brûle comme c’est pas permis ! » Apollo 13 en live et le tendon droit, c’est à peine mieux, je rêve de le mettre au frigo. Bon Stella, te fais pas de bile, tu y vas, tu prends le dossard et le T-Shirt et tu rentres finir ta nuit ! Sauf que j’ai quand même pris le départ, il y avait 2 boucles identiques, j’avais la possibilité de m’arrêter à la première, rien à perdre, en somme ... sauf une brochette de 2 tendons avec de la semi-marathatouille pour aller avec.
Une grosse pensée pour mon papa sur la ligne de départ, pour Véro qui courait un semi le même jour, et pour mon partenaire de running qui m’a laissée courir le semi toute seule, peau de vache, mais je l’aime bien quand même, je ne suis pas rancunière !

Comme tout le monde était au Lyon Urban Trail, nous étions à peine une petite centaine à prendre le départ et je me suis rapidement retrouvée à l’arrière du peloton … pas grave, ça a du charme aussi, la voiture balai, et puis je n’étais pas là pour battre le record du monde mais pour démontrer à mes tendons que c’est moi, la chef, ici !
Le MP3 sur les oreilles pour la première fois de ma vie en course, j’ai fait défiler le dernier album de Taylor Swift, que j’adore, et qui était donc de nature à détourner mon attention de mes tendons en bouillie, et en effet, j’ai adoré courir en musique. A refaire !

J’ai donc couru la première boucle, avec des douleurs sympathiques à la plante des pieds à chaque fois que je posais le pied sur un caillou, mais sinon, ce n’était pas pire que debout, allez comprendre. J’ai commencé à peiner au début de la deuxième boucle, et c’est là que c’est terrible : je suis passée à un mètre de ma Twingo. Ne JAMAIS garer la voiture en bordure d’un parcours avec deux boucles, JAMAIS.

Le vent violent était tout le temps de face, les pentes atrocement pentues dans le sens des montées, les km mesuraient au moins le double après le franchissement du 15e km, bref, j’étais dans le dur bien dur. Heureusement que j’ai pu profiter de la présence silencieuse à mes côtés de « speedy Jean-Louis » alias ma Girafe, qui avait couru le 10 km et qui en avait encore sous le pied pour se coltiner une blonde qui se traîne ! Jean-Louis, heureusement que tu étais là, dis donc, ça rassure de savoir que quelqu’un pouvait me ramasser, au cas où !

Mon temps ne restera pas dans les annales des best of Stella, 2 heures 1 minute et des bananes, mais je m’en fiche, mes tendons ont sans doute compris le message, bande de petits capricieux, il va falloir me suivre, maintenant, pas le choix !

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