dimanche 2 octobre 2011

Mon 13e semi-marathon en version « promenade du dimanche »

Ce semi-marathon, une fois n’est pas coutume, je voulais en faire une sortie longue en endurance, sans objectif de chrono donc, mais avec un challenge quand même : arriver la plus fraîche possible sans me faire mal et en ayant profité de la météo estivale (plein soleil et 27°C) et de notre belle ville de Lyon.

Et mine de rien, aborder une course tranquillement, sans avoir les yeux rivés sur le chrono pour vérifier qu’on est dans les temps visés, ce n’est pas si simple ! Mais voilà, pour le 13e, c’était mon plan … en plus de le finir, parce qu’après tout, avec le chiffre 13, on ne sait jamais ce qui peut se passer (et non, je n’avais pas de patte de lapin dans la jupette, je me suis retenue d’en emporter une !)

Une fois de plus, je suis restée dans ma bulle jusqu’au dernier moment, avec seulement une poignée de personnes au courant de ma participation, mais ça, décidément, faire de la pub autour de moi avant de me lancer sur une course, je n’y arrive pas, il n’y a rien à faire, je bloque.

Traditionnellement, je reçois toujours un SMS de mon papa avant le départ : là, quand je l’ai eu, ça m’a filé un coup de booster énorme de me savoir soutenue de la maison, j’ai donc déposé mon sac au vestiaire le cœur léger jusqu’à ce que … ouille, un truc pas clair à mon genou droit : d’habitude, ce sont les aponévroses plantaires qui me rappellent à leur bon souvenir, là, c’est un idiot de tendon du genou qui a commencé à bien me titiller à une demi-heure du départ, sans raison … pas bon du tout, ça.

Au niveau organisation, c’était la grande affluence, et la progression vers les sas de départ valait la photo, gigantesque troupeau de moutons en transhumance que nous étions … j’étais au sas D, j’y suis parvenue tant bien que mal en escaladant une barrière pour me retrouver coincée dans la foule, les lacets à moitiés serrés, pas eu le temps de les fermer avant, j’ai donc dû les refaire correctement, perchée sur une patte, puis l’autre, comme un flamant rose pas réveillé, merci à la dame qui m’a retenue par le bras, et donc empêchée de m’affaler dans la foule, du grand spectacle. 2e SMS du jour, celui de Sophie, juste avant le départ, c’est adorable, merci !

Mes temps kilométriques sur la course sont restés d’une régularité de métronome d’un bout à l’autre, mis à part une minute perdue dans le « bouchon lyonnais » du départ : 6 minutes par km du 1er au 21e. Ca, c’est une grande première d’avoir réussi à tenir une allure stable, et sans forcer. J’ai profité du paysage, du soleil, des collègues et amis que j’ai croisés en route, des supporters, une vraie touriste en vadrouille, pour un peu, j’aurais pris la pose pour les photographes !

Le parcours était sympa, même si la visite détaillée du Parc de la Tête d’Or m’a vraiment pris le chou, on l’a traversé dans tous les sens, ce parc, on se serait crus dans le sketch de Raymond Devos, avec le type qui entre dans un rond-point et qui ne peut plus sortir, parce qu’il y a des sens interdits partout !

S’il n’y avait pas eu ce satané tendon du genou, je ne sais même pas comment il s’appelle, celui-là, pour m’enquiquiner royalement à partir du départ, puis faire monter crescendo le niveau de douleur jusqu’au 12e km, j’aurais été vraiment tranquille. Bon là, j’ai un peu traîné la patte, monter et descendre des trottoirs n’était pas un moment de plaisir avec un genou en kit, il faudra que je m’occupe de ça (d’ailleurs là, mes 2 genoux sont emballés dans du Flector Tissugel, et je vais les glacer une 2e fois depuis mon retour à la maison : j’ai sorti la mallette de la Tamaloute chronique, une fois de plus …).

J’arrive en 2 heures, 7 minutes et 26 secondes à ma montre et je suis … allez, pas fraîche comme une rose, je ne sens pas vraiment la rose, à ce moment-là, mais du moins, pas fatiguée du tout et encore capable de passer un coup de fil à mon papa sur la ligne d’arrivée « Tu vois ? Tu vois ? Même pas essoufflée, hein, t’entends ? » et de soûler mon collègue, retrouvé après la ligne, de papotages divers et variés sur le parcours, mon genou, ma jupette, mes lunettes de soleil, le goût de l’eau, la température de l’air, mes runnings avec un swoosh jaune assorti aux chaussettes, le Parc de la Tête d’Or, le pont qui monte, les rues qui descendent, et Kookai, on est passés devant ... bref, y a d’la joie, à un genou près, dommage !

Merci à mes parents pour leur soutien, à Véro que j’adore, à Jean-Louis, le meilleur supporter du monde, à Chifou qui m’a vue venir de loin, sacrée Chifou, à mon running partner pour son coaching efficace, et à Sophie pour ses encouragements.


4 commentaires:

  1. Tu pourrais me le dire à moi hein!!! je répète pas les secrets:-)

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  2. Tu as raison, Nathou, j'aurais dû te mettre dans la confidence, mea culpa :(

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  3. Bravo miss secret stella lol
    Bon bah moi j'avais rien vu chui jalouse de chifou sur ce coup là !!!

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  4. Chifou, c'est Sherlock Holmes en version fille ;)
    Merci pour ton message, Ninie !

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