samedi 11 février 2012

Retour chez les Tamaloutes

Le tendon quadricipital, ça vous parle ?

Moi, ça ne me disait rien jusqu’à dimanche dernier, lors de ma sortie running traditionnelle : ce truc a commencé à me tirailler au niveau du genou gauche, sans pour autant m’empêcher de terminer ma virée de 10 km. 24 heures plus tard, par contre, c’était une autre affaire : j’avais l’impression d’avoir le genou en bouillie, ça irradiait de partout. Moralité : un petit tour chez le médecin du sport s’imposait. Et c’est là que j’ai fait connaissance avec ce tendon dit quadricipital, à vos souhaits.

Verdict du doc : inflammation de ce petit nouveau dans ma longue liste de bobos. En guise de traitement, il m’a recommandé de « poncer » mon tendon deux fois par jour. « Poncer », c’était pour moi un terme pour les fanas de bricolage qui repeignent leur cage d’escalier. Pour un tendon, ça s’apparente à un massage transverse qui consiste à frotter le tendon perpendiculairement à son axe.
Bon, et bien allons-y, si ça permet de soigner les inflammations, je ne recule devant rien. Je me suis donc mise à « poncer » mon tendon déjà douloureux, en me disant que la technique de massage transverse était connue et efficace, et que ça allait forcément arranger mes affaires. Pas si simple, en témoigne la « tempête cervicale » qui s’en est suivie :
L’hémisphère gauche : « Attends, mais tu es folle à lier, ma pauvre, tu es en train de te gratter le tendon alors qu’il a déjà mal sans qu’on aille le chercher, arrête ! »
Le droit : « Oui mais là, c’est un mal pour un bien, comme on dit, mon kiné m’a déjà soignée de cette façon, ça marche, donc il faut continuer quelques minutes, pas longtemps, juste un peu. »
A gauche : « Mais bien sûr, sauf que là, ton genou, il est en train de devenir tout rouge, tu vas persévérer jusqu’au violet ? C’est bien parti, là. »
A droite : « Bon, c’est vrai qu’il est en train de changer de couleur. Punaise que ça fait mal, promis, si je sens mon mascara dégouliner sur les joues, j’arrête. »
Gauche : « Stop, tout de suite ! Ton gel anti-inflammatoire, tu le tartines doucement et puis c’est tout ! Pas besoin d’appuyer comme une malade ! »
Droit : « Tiens, je vais frotter avec le bout de l’ongle, ce sera encore mieux et ça m’évitera de m’engourdir le pouce. La vache, je ne vais pas tenir 5 minutes, comme ça ! »
Je vous rassure, la séance d’auto-mutilation s’est terminée par une victoire écrasante de l’hémisphère gauche (rien à voir avec la présidentielle, hein, ceci n’est pas une primaire socialiste) : mon genou avait l’air d’avoir tapé un mur, et finalement, appliquer du gel anti-inflammatoire tranquillement avec un léger massage, ça le fait aussi. J’ai provisoirement réduit la durée de mes sorties d’1 heure à 45 minutes, le temps de remettre tout ça d’équerre, et basta, mais que ne fait-on pas pour trottiner sur les sentiers !

2 commentaires:

  1. Ben dis-dons, il a l'air coriace celui-là aussi! allez allez, on frotte, on ponce, on tartine! :o)

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  2. Je vais l'avoir à l'usure, Nathou, je l'ai promené 1h dimanche à petites foulées et il n'a pas l'air de trop m'en vouloir, mais je continue de le surveiller et de le bichonner, on ne sait jamais !

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