samedi 10 mars 2012

Mon TFL explosé a couru un semi avec moi – Bourg en Bresse 2012

Pour planter le décor, Bourg en Bresse, c’est un semi que j’ai couru en 2010 et qui m’a bien plu pour son côté un peu « nature » et son parcours vallonné. La perspective de le courir cette année avec mon running partner m’a motivée à m’inscrire il y a quelques semaines. Jusque là, tout va bien.
Sauf que dimanche dernier, sur une sortie d’une heure, je me suis littéralement explosé le TFL sans comprendre pourquoi : pas changé de chaussures (elles sont presque neuves), ni  de semelles, ni de terrain d’entraînement, ni augmenté ma charge d’entraînement, ni couru en côtes et en descentes (enfin pas plus que d’habitude), rien qui puisse expliquer l’inflammation et la douleur !
Le TFL, c’est le tendon du fascia lata, une bandelette qui passe sur le côté du genou, et qui dans certains cas, quand elle frotte sur l’os, s’enflamme lors des flexions et extensions du genou pendant la course. Faute de trouver la cause du bobo, forcément mécanique d’après mes lectures, j’ai passé la semaine à étirer (j’ai dû visionner 3 heures de techniques d’étirements sur You Tube), glacer, masser au Flector pendant des heures sans obtenir de résultat. J’ai tenté les anti-inflammatoires et le curcuma : que dalle.  Toujours cette douleur caractéristique et entêtante sur le côté du genou, qui paradoxalement me gênait plus en étant assise qu’en trottinant, d’ailleurs … parce que oui, j’ai fait 2 sorties de 30 et quelques minutes, pour tester. Résultat du test : chauds les marrons, le TFL, vraiment "caliente". Je commence à avoir une certaine expérience des douleurs tendineuses, et la forte intensité de celle-ci n’augurait vraiment rien de bon.
Bref, ce matin, jour du départ de la course, ce n’était pas la fête. Jusqu’à la dernière minute, j’ai tourné en rond chez moi, en essayant de mesurer le risque encouru :
-       Option 1 : je reste à la maison et je sauve le genou, j’ai mal au repos, ça ne va pas s’arranger en courant et je n’ai pas envie de gagner 3 mois d’arrêt de course à pied sur une bêtise.
-       Option 2 : j’y vais, je prends le dossard et le T-Shirt, et je cours en m’arrêtant avant que ça devienne insupportable et que je me bousille le tendon.  Et vu le parcours, j’ai intérêt à m’arrêter au bon endroit, sinon, il va me falloir 3 jours pour rentrer à la Twingo en marchant.
J’ai pris l’option 2 … et il n’y avait même pas de T-Shirt, la poisse, un paquet d’ondes négatives, aujourd’hui !
La course, à vrai dire, je ne m’en souviens même pas dans le détail : j’ai passé mon temps à mettre un pied devant l’autre, en me disant que chaque pas de plus était une victoire (Mal ? Pas trop, ça tire, on avance ...), et en cherchant à éviter les côtés bombés de la route pour ne pas forcer sur le genou. J’ai couru avec les jambes quasiment tendues pour limiter les flexions, à toutes petites foulées mais les plus fréquentes possible : on aurait dit une ballerine qui faisait des entrechats, du grand n’importe quoi. Je me souviens du vent, des montées incessantes, des descentes que j’ai eu de la peine à enfiler sans faire grincer le TFL.
Je me rappelle d’un type déguisé en Village People et qui, en me doublant, m’a dit que c’était formidable de sentir encore bon comme ça près 11 km, il est en train de me dire que je suis tombée dans mon flacon d’Escada, cool ! Et d’un autre qui a flashé sur mes manchons Booster roses, m’a doublée, et a crié « Nooon ! Les chaussettes roses ! » quand je suis repassée devant lui.
Après 1h56 dans ma bulle, j’ai franchi la ligne d’arrivée, ce qui est juste … miraculeux ! Mais franchement, non, je ne vous incite pas à risquer votre santé de cette façon, j’ai juste eu beaucoup de bol de ne pas m’être fracassée. Je ne vous raconte pas non plus la tronche du running partner arrivé 5 minutes après moi, c’est la dernière fois que je lui dis que j’ai très mal, la prochaine fois, je crois qu’il m’envoie ses runnings aux fesses !
Je vais tout de même prendre rendez-vous avec mon doc du sport la semaine prochaine, car il y a bien un vrai souci. Je m’y vois déjà : « M’sieur, je crois que j’ai une grosse TFL mais … euh … sur un semi, ça passe, vous croyez que c’est grave ? » S’il me jette des cailloux, je ne l’aurai pas volé !

1 commentaire:

  1. j'ai déjà commenté sur caf mais t'es une sacrée morpionne!;-)
    chifou

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