lundi 20 août 2012

Recette d’été : rôti de runneuse au four

Courir par un temps de forte chaleur, voilà un sujet d’actualité sur lequel j’ai souhaité me faire ma propre impression … en allant courir par 38°C à l’ombre par un bel après-midi d’été. Et oui, autant tester les conditions extrêmes, sinon, ce n’est pas drôle.
Avant d’aller plus loin, aller courir par un temps pareil est une hérésie, donc  si on peut l’éviter, mieux vaut courir tôt le matin. Pour avoir analysé les courbes de températures de la météo locale, les valeurs minimales de températures sont atteintes entre 5h et 8h du matin, après ça chauffe et ça ne redescend même pas le soir … si, sur le coup de 21h, il fait 33°C au lieu de 38°C. Moralité, ça reste chaud les marrons et faire sa sortie à minuit, c’est un peu tard. Donc si vous avez le courage de sacrifier votre grasse mat’ du week-end ou d’aller courir tôt le matin avant le boulot, c’est vraiment l’option à privilégier.

Bon, maintenant, option N°2, vous faites partie des personnes qui ne sont pas du matin, même pas en rêve, même pas sous la torture : dans mes bras, j’en fais partie aussi. Le matin, mes muscles dorment et moi avec, j’arrive déjà tout juste à préparer un thé et des tartines, alors courir, n’en parlons pas. Pas le choix, il me faut donc aller courir aux heures chaudes (ou zapper ma sortie … ah non, ce ne serait pas sérieux !) et c’est là que ça se gâte.

Alors vous prenez une coureuse, vous mettez un peu de sel et de poivre, vous la balancez en endurance sur 10 km, à cuisson lente, vous laissez rôtir une petite heure, et hop, il n’y a plus qu’à servir avec quelques chips et un petit dessert. C’est une recette facile et pas chère pour un dîner sympa.  Et non, pas de fractionnés ou de séjour au four de plus d’une heure, une sortie cool suffit amplement dans de telles conditions.

Pour le parcours, tant qu’à faire, si vous avez la possibilité de privilégier un itinéraire à l’ombre, faut pas hésiter, et s’il y a des points d’eau sur ledit parcours, c’est encore mieux. Sur mon test de 10 km, j’ai fait 3 « arrêts aspersions » où je me suis plus que généreusement envoyé de l’eau sur les bras, les jambes et la tête, alouette. Pour peu qu’il y ait du vent, la sensation de rafraîchissement est absolument délicieuse sur les quelques mètres qui suivent. Et d’ailleurs, ça a un côté super ludique de courir d’un point d’eau à l’autre, ça donne véritablement des ailes dans ce cagnard !

Au niveau tenue de running, je n’ai pas de conseil particulier, mais forcément du court, et forcément du light, textiles techniques de rigueur. En revanche, la couleur du haut peut avoir son importance … l’aspersion d’eau en grande quantité fait un peu « concours de T-Shirt mouillé » le temps que ça sèche, donc les couleurs sombres sont les bienvenues. Ok, d’accord, le sombre réfléchit moins les rayons du soleil que les couleurs claires, donc ça chauffe plus, mais dans ce cas, n’allez pas vous plaindre de vous faire dévisager avec curiosité par le cycliste venu s’abreuver en même temps que vous !

Et puis le bon sens évidemment recommande de boire, boire et encore re-boire … de l’eau, évidemment, sans pastis. Pour ma part, afin d’éviter les « glou glou » dans l’estomac, je suis plutôt adepte de boire un peu avant de courir, quelques petites gorgées pendant, et la bouteille d’1,5 litres après.

Et le retour ! Ah le retour ! Une douche tiède, un glaçage de tendons, une sélection de quelques Petits Ecoliers au chocolat au lait et au chocolat noir avec un thé vert au citron, c’est juste irrésistible … et ça donnerait presque envie d’y retourner rien que pour ça ! Pour mettre de bonnes sensations en case mémoire pour l’hiver prochain, quand on déneigera la Twingo …

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