lundi 9 mars 2015

Le Semi-Marathon de Bourg en Bresse 2015 : ô rage, ô désespoir !

On va commencer par un petit résumé synthétique de cette course qui ne restera pas dans les annales. Le semi-marathon de Bourg 2015, je l’ai couru en 4 phases :
-          Phase 1 (de 0 à 3 km) : « la traîne savates en vadrouille ». Pas de jambes, aucune énergie, pas d’envie de me dépasser, je trottine péniblement à moins de 10 km/h en me demandant ce que je fais là et si ce serait vraiment très grave de courir un semi en 2h15 au lieu de 2h ...
-          Phase 2 (de 3 à 11 km) : « la faussement motivée ». Je réalise que je serais rentrée à la maison bien plus vite si j’accélère, donc je redresse la tête et j’appuie sur le champignon.
-          Phase 3 (de 11 à 21 km) : « l’ennuyée ». Je rame, je me fais suer, je mets de la musique pour essayer de faire passer le temps plus vite, ça marche moyennement, en fait, les km se suivent et se ressemblent.
-          Phase 4 (l’arrivée) : sur les derniers 100 mètres, je mets une mine incroyable et je franchis la ligne d’arrivée à plein régime. Yes ! Fini ! Enfin, voiture, maison, canapé, couette, lit … après 2h05 d’effort.
Mais pourquoi tant d’ennui alors que ce devait être un moment de plaisir et de détente ? Après la course, j’ai essayé de faire l’état des facteurs de motivation et de démotivation de la façon la plus objective possible. Les voici :
Les « plus » :
-          La couleur du T-Shirt remis aux participants : je n’avais pas de jaune fluo dans ma garde-robe de coureuse et j’en rêvais ! En plus c’était un modèle femme avec un col en V, je suis ravie.
-          Le balisage des km sur le parcours : bien fait, visible, cohérent avec mon chrono, nickel.
-          Mes Brooks Glycerin 12 roses 0 km que j’ai enfilées neuves le matin même, en me disant que leur amorti serait meilleur pour faire 21 km sur bitume que celui de mes 2 autres paires qui ont déjà couru 450 km chacune. J’avais raison, au diable le rodage, et en plus le rose est à tomber !
-          La météo : le temps frais mais agréablement ensoleillé pour un mois de mars, parfait pour courir.
-          Le courageux bénévole qui s’est mis en travers d’un automobiliste agacé d’avoir à patienter au passage des coureurs et qui cherchait à forcer le passage. Ça aurait pu se terminer avec un semi-marathonien aplati sous un pneu.
Les « moins » :
-          J’aborde la course en étant crevée. Je rentre de déplacement professionnel et je n’ai pas couru de la semaine. J’ai juste besoin de dormir. En plus l’heure du départ de la course a été programmée le dimanche à 9h30 alors que c’était le samedi à 15h sur les éditions précédentes, et moi, le son strident du réveil à 6h un dimanche quand tout le monde dort, j’ai horreur de ça.
-          J’ai explosé le bracelet de ma montre chrono, et comme il est solidaire de la montre, je pense que le tout est mort, si ce n’est pas un mauvais signe, ça.
-          Le fléchage à l’arrivée sur le site de la course : j’ai vu un seul panneau « semi-marathon », après il fallait comprendre qu’il était souhaitable d’aller se garer dans la zone commerciale vers l’Intermarché du coin. Je me suis retrouvée à poser l’auto devant un magasin « Keep cool, le sport bonheur ». Ça ne s’invente pas.
-          Un WC pour 1000 nanas : vive la journée de la femme. J’ai perdu patience au bout de 10 minutes d’attente dans une file qui ne bougeait pas d’un pouce et je suis donc allée faire mes besoins derrière le présentoir à carrelages d’un magasin Brico-Truc qui va sans doute bien apprécier de voir son morceau de parking transformé en toilettes publiques. On a finalement été nombreux à trouver ce plan B : il doit pousser des fleurs tellement on a fertilisé la zone.
-          Le nouveau parcours du semi-marathon : en 2 boucles (beurk …) et j’estime que 80% de notre périple s’est déroulé dans la zone industrielle de Bourg. Ils ont voulu rendre le parcours « roulant » pour favoriser les plus performants et c’est gagné : roulant mais moche. J’imagine que quand on court très vite, on n’a pas le temps de s’attarder sur l’esthétique des lieux comme j’ai pu le faire …
-          Le retrait des dossards : il fallait deviner qu’il fallait relever son numéro sur une liste, se présenter devant la bonne boîte à dossards, du style « 1300-1500 », sachant que les numéros étaient inscrits sur des boîtes posées sur des tables, et que quand il y a 1000 personnes devant, c’est un peu compliqué de se repérer dans le désordre ambiant. Il a manqué un escabeau pour mettre un petit affichage en hauteur ?
-          Le T-Shirt pas disponible en taille S : c’est toujours pareil, les petits gagnent une chemise de nuit. J’ai eu une taille M, et forcément, je flotte dedans … mais il est jaune, positive, Stella.
-          Les ravitaillements : au 5e km, on m’a refilé de l’eau citronnée à l’insu de mon plein gré, moi qui ne bois que de l’eau, j’ai un peu toussé, et en plus, je déteste les trucs acides quand je cours. Du coup, j’ai dû faire attention sur les ravitos suivants. Bref, ça m’a agacée alors que j’étais déjà dans un état d’esprit plutôt très négatif.
Voilà, rien de plus à dire, ce fut long, pénible et laborieux. J’ai ainsi pu démontrer le « théorème de Philou » (qui se reconnaîtra) selon lequel tout coureur prenant le départ d’une course en se bottant les fesses finit par passer un très mauvais moment, et en plus, je dois bien avouer que l’organisation m’a vraiment déçue alors que j’avais bien aimé les éditions précédentes. Allez, on zappe, à la prochaine.

1 commentaire:

  1. Effectivement ce n était pas une course à se souvenir mais tu as couru et tu as fini, c est le principal !

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